14 août 2017

A Thousand Splendid Suns (Mille Soleils splendides)

Tout comme The Kite Runner (Les Cerfs-volants de Kaboul) que j'ai lu pré-blogue, ce roman de Khaled Hosseini se déroule en Afghanistan, pays d'origine de l'écrivain américain.  On traverse différentes périodes, des années 70 aux années 2000, en compagnie de deux femmes, Maryam et Laila, et de leur famille.

Une lecture qui m'a crevé le cœur à plusieurs reprises...  En particulier lorsque les personnages se réjouissent de certains événements, alors qu'on sait pertinemment que ça va mal tourner!  Comme lorsque les Russes quittent Kaboul sous les quolibets de la foule en liesse, alors qu'on réalise que c'est sous le régime communiste, paradoxalement, que les femmes auront eu le plus de libertés, qu'elles perdront bientôt durant la guerre civile et encore plus sous la dictature des Talibans (la liste des lois imposées par ces derniers, brrr, j'en ai eu froid dans le dos!).  Ou encore lorsque Laila enfant visite avec son père les gigantesques sculptures de Bouddha de la vallée de Bâmiyân, vieilles d'environ mille cinq cents ans, alors qu'on sait qu'elles seront détruites à la dynamite par les Talibans en 2001.

Crève-cœur, donc, mais aussi un gros coup de cœur!  La force d'Hosseini ce sont ses personnages si attachants.  J'ai poussé maints soupirs, je me suis réjouie lorsqu'ils étaient heureux, j'ai versé quelques larmes...  Et je penserai à eux pendant plusieurs jours encore, j'en suis certaine!

Hosseini a écrit un troisième roman il y a quelques années, And the Mountains echoed (Ainsi résonne l'écho infini des montagnes), quelqu'un l'a lu?


A Thousand Splendid Suns de Khaled Hosseini, 2007, traduit de l'américain, 419 p.  Titre de la traduction française: Mille Soleils splendides.

11 août 2017

Les Chaussures italiennes

Surprenant, ce Mankell, il ne ressemble pas du tout aux autres de l'auteur que j'ai lus!  Si avec Profondeurs on est dans le roman noir et avec Le Chinois et Le Cerveau de Kennedy dans le thriller, ici c'est tout simplement un drame psychologique.  Un médecin retraité vit seul avec un chat et un chien sur une île glacée lorsque une femme surgit qui vient bouleverser son quotidien répétitif. 

Est-ce que j'ai aimé?  Oui, bien que ce soit un peu triste tout le long...  Au-delà de l'histoire, c'est la plume épurée de Mankell que j'ai surtout appréciée, sa façon de créer une atmosphère, des personnages forts.  Donc je dirais: à lire, mais pas en période de déprime!


Les Chaussures italiennes de Henning Mankell, 2009, 340 p.

08 août 2017

The Africans (abandon)


Je crois que c'est sur le défunt blog de Booklady que j'ai entendu parler de ce livre d'un journaliste américain qui parle de l'Afrique après y avoir vécu pendant 4 ans...  Elle en disait beaucoup de bien, et effectivement c'est passionnant, mais je n'avais pas réalisé que ça a été écrit dans les années 80, alors à chaque page je pensais: dommage que cette donnée ne soit pas à jour, est-ce que ce pays a changé de nom depuis, comment cette situation a-t-elle évolué ensuite, etc. Donc trop frustrant!

Une lecture qui m'a tout de même fait réaliser à quel point l'histoire africaine récente est floue dans ma tête, alors si quelqu'un a un livre du même genre à me proposer, quelque chose qui se lit bien, pas trop spécialisé mais qui donne un bon aperçu de la situation générale actuelle, je suis preneuse!


The Africans de David Lamb, 1983, 371 p.  Ne semble as avoir été traduit.

02 août 2017

Albertine disparue

(À la recherche du temps perdu, tome 6)

Pauvre Marcel, que de bouleversements dans ton monde!  Non seulement il y a la fuite d'Albertine mais en plus, d'anciennes connaissances qui reviennent, des révélations stupéfiantes, un voyage (donnant lieu d'ailleurs à de magnifiques descriptions)...  Malgré les thèmes sérieux (la jalousie, toujours, le deuil, la fin de l'amour, l'oubli), on retrouve des petites touches d'humour d'une grande finesse.  On ne s'ennuie pas dans ce sixième tome qui, on dirait, se lit plus vite que les précédents, et pas seulement parce qu'il est plus court!


Albertine disparue (À la recherche du temps perdu, tome 6) de Marcel Proust, 1925, 437 p.